• Saint Joseph

    Ce livre, paru en 2012 mais toujours inégalé, nous permet, à la lumière de l’Ancien Testament, de méditer en profondeur la richesse de la personnalité de Joseph.

    Un homme hors du commun pour une mission hors du commun : être l’époux de Marie. Comme c’était le cas pour Adam, Joseph reçoit de Dieu lui-même Marie comme femme à l’orée du Nouveau Testament.

    On ne peut penser Joseph et Marie l’un sans l’autre. Joseph annonce Jésus, «l’Époux qui vient»; il est, devant Dieu, le fils avant le Fils.

    Un livre à lire, à relire et à offrir… et un saint à faire grandir dans nos cœurs, dans une saine théologie de l’Incarnation.

       
  • Dieu fragile

    « Je crois à la fragilité de Dieu

    parce que, s’il n’y a rien de plus fort que l’amour,

    il n’y a rien de plus fragile.

    Dieu fragile,

    c’est la donnée la plus émouvante, la plus bouleversante,

    la plus neuve et la plus essentielle de l’Évangile :

    un Dieu fragile

    est remis entre nos mains. »

    Maurice Zundel

  • Pourquoi ?

    En hébreu, il y a deux "pourquoi" : lama ? et madou'ha ?

    Madou'ha est tourné vers le passé : pour quelle raison, j'exige une explication, je veux savoir la cause de ce qui m'arrive. Lama est tourné vers l'avenir : dans quel but, que dois-je faire avec ce qui m'arrive, comment accomplir la volonté de Dieu pour que l'avenir soit selon ce qu'il veut ?

    Le "pourquoi" des psaumes est toujours lama : "dans quel but ?"  L'homme de foi, au cœur du combat spirituel, désire comprendre où il va ; il ne demande pas des comptes à Dieu, mais il cherche à savoir comment accomplir ce que Dieu veut à travers l'épreuve.

    Claire Patier, Lire ensemble les psaumes, pp. 48-49

  • Dimanche de la Parole de Dieu

    Lorsque l’Écriture Sainte est lue dans le même esprit que celui avec lequel elle a été écrite, elle demeure toujours nouvelle. L’Ancien Testament n’est jamais vieux une fois qu’on le fait entrer dans le Nouveau, car tout est transformé par l’unique Esprit qui l’inspire.

    Tout le texte sacré possède une fonction prophétique : il ne concerne pas l’avenir, mais l'aujourd'hui de celui qui se nourrit de cette Parole. Jésus lui-même l’affirme clairement au début de son ministère : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » (Lc 4, 21).

    Celui qui se nourrit chaque jour de la Parole de Dieu se fait, comme Jésus, contemporain des personnes qu’il rencontre; il n’est pas tenté de tomber dans des nostalgies stériles du passé ni dans des utopies désincarnées vers l’avenir.

    Pape François, Lettre apostolique Aperuit illis, n°12

  • Interdit ou impossible?

    Je veux vivre et Dieu veut que je vive. Nous voulons la même chose : le bien, mon bien. Dieu ne m'interdit rien, mais il m'avertit que les moyens que je veux employer, parfois sont très mal choisis.

    L'erreur d'Adam et Ève c'est de confondre l'interdit et l'impossible. Dieu leur dit qu'il est impossible de manger le fruit et de vivre ; ils comprennent que manger le fruit est interdit alors même que cela leur ferait du bien.

    Tous les commandements de Dieu pourtant ne font que nous avertir de ce qui est impossible. La tentation c'est de rêver un autre monde où l'impossible n'existe pas. Un monde où Adam et Ève peuvent manger du fruit mortel de l'arbre et ne pas mourir.

    Adrien Candiard, À Philémon, pp. 60-61

  • Croire en Dieu

    5 raisons de croire en Dieu

    petit film de Campus Protestant

    Contacts

    Qui sommes-nous ?

    Émission sur Maurice Zundel 11.01.2020

    Nouvelles acquisitions de LA DOC

    Message de Noël 2019
    de Mgr Charles Morerod

    Le Fils de Dieu s’est fait homme. Le temps de Noël est l’occasion de nous demander ce que cela change, aussi personnellement : quelle différence pour moi ? Je dois dire que cette question m’a assailli lorsque je me suis trouvé face à des prisonniers, pour des messes de Noël : on voit qu’ils attendent beaucoup, est-ce que je vais simplement leur offrir une pause avant qu’ils reprennent la même vie pénitentiaire ?

    Eh bien parfois le Saint Esprit vient à notre aide, et je ne leur ai pas dit ce que j’avais prévu. Je me suis rappelé de l’éloge d’un prêtre par les passagers d’un train menant au lieu de son enterrement : « Quand on le voyait, on voyait Jésus ! » Bel éloge funèbre, mais aussi profonde vérité sur la raison pour laquelle le Fils de Dieu s’est fait homme : c’était pour que nous puissions recevoir la vie de Dieu, qui nous est donnée à notre baptême ; et à chaque eucharistie nous devenons ce que nous recevons. Nous devenons le Corps du Christ, et c’est une réalité communautaire et personnelle à la fois. Jésus peut dire à Saul « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu » (Ac 9,4) et nous dira « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40) et « dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait » (Mt 25,45). C’est notre vocation : que quand on nous voit, on voie le Christ.

    Voilà une perspective à offrir à des prisonniers : il ne s’agit pas seulement de « compenser un peu », en espérant une réinsertion incertaine. C’est parfois parce qu’un but est trop limité – à notre mesure – qu’on ne l’atteint pas. Le chrétien est appelé à être alter Christus (un autre Christ), et cela n’est impossible ni au prisonnier ni à nous, car ce n’est impossible qu’à notre mesure, si nous rappelons de l’incarnation elle-même et de la taille du chameau : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu » (Lc 18,27).

    Ne réduisons pas Noël. Ne réduisons pas notre espérance et l’espérance que nous offrons. Le Fils de Dieu ne s’est pas fait homme pour saupoudrer de pauses religieuses une vie qui reste la même que s’il n’était pas venu. Il est venu pour nous donner sa vie. Acceptons de la recevoir et de la vivre.

    + Charles Morerod OP